Roger Wibert

IN MEMORIAM

Une trace pour l’éphémère

UNE DEFINITION SON-CORPS-VOIX

l’acteur ?

  1. Moi, acteur … centre de l’acte théâtral
  2. L’espace m’appartient dans sa totalité, mais je n’y suis pas seul.
  3. J’apprends à marcher : se mouvoir sur un plateau, c’est trouver le déséquilibre qui engendre le mouvement.
  4. Mon objectif : faire un parcours. Je ne viens pas m’arrêter sur un plateau, mais tracer une direction en devenir.
  5. Mon énergie est dans les plis de mon corps : elle se crée dans l’instant, en dehors de toute histoire, dans le contact avec moi-même et avec les partenaires.
  6. La lumière, c’est le visible ; la lumière en creux, c’est l’ombre. Prendre la lumière, c’est se montrer. Prendre l’ombre, c’est se dévoiler.
  7. Le texte m’appartient dans sa totalité, même quand je n’en dis qu’une partie.
  8. Le spectateur est actif. Je ne viens pas donner la réponse : je suis la question.

Jean Mastin

Photographier ?

  1. Photographier, c’est choisir !

Une photographie est toujours le résultat d’un regard.
Ce n’est ni le matériel, ni le sujet qui fait le photographe, c’est son regard.
  2. Photographier, c’est, du monde, exciser un morceau d’espace et une fraction de 
temps.
  3. Une photographie est toujours en 2 dimensions; tout au plus donne-t-elle 
l’illusion d’une troisième.
  4. L’instantanéité n’existe pas. (1/1000 de seconde, c’est encore une durée).
  5. Une photographie n’a pas de sens en soi : c’est une relation entre un 
spectateur et une image.
  6. L’image produite à partir du plateau et diffusée « instantanément » sur celui-ci,
n’est plus construite pour elle-même, mais dans la relation à l’espace et au temps de ce plateau.
  7. L’image à voir n’est plus celle produite par le dispositif technique :c’est celle produite sur la rétine du spectateur qui est le seul dispositif à pouvoir à la fois se concentrer sur un point (effet zoom) et conserver une vision globale.

Roger Wibert

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